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Top Ten : Les 10 meilleurs… NBAers from France

Temps de lecture : 15 minutes

Les débats sont au cœur de la passion sportive, et quoi de mieux qu’un bon classement pour alimenter la discussion ? Dans cette série de Top Ten : Les 10 meilleurs…, nous mettons en avant les meilleurs athlètes, moments ou jeux vidéo de sport, en combinant faits objectifs et ressenti personnel. Un savant mélange de statistiques, d’anecdotes et d’analyse pour dresser le portrait des incontournables du sport et du gaming.

Top Ten : Les 10 meilleurs… NBAers from France

La France et la NBA c’est une histoire d’amour qui est née en 1997 lorsque Tariq Abdul Wahad (ex Olivier Saint-Jean) est drafté par les Sacramento Kings en 11ème position devenant ainsi le premier basketteur tricolore à jouer dans le championnat de basket américain. Depuis, bon nombre de français ont foulé les parquets de la Grande Ligue. Pour ce TOP TEN, nous prenons en compte la carrière de nos frenchies uniquement au sein de la National Basketball Association et non en Equipe de France ou en Euroligue. Nul doute que ce classement va évoluer (coucou Wemby), mais voici ce que ça donne à l’orée de la saison 2024-2025.

Aller c’est parti pour ce premier TOP TEN de l’histoire du CSC donc reste confortablement installé dans ton canapé !

NUMBER ONE : TONY PARKER

Qui d’autre ? Avec ses 4 titres NBA, l’un des meilleurs pourcentage de victoire de la grande ligue américaine et d’autres innombrables accomplissements, TP est le meilleur joueur français a avoir évolué en NBA et sans aucune contestation possible. Que l’on aime ou non le rappeur, le joueur s’est installé dès ses 19 ans en NBA à l’un des postes les plus importants du basket, le poste de meneur de jeu. Sous les ordres de Greg Popovich et avec ses acolytes Tim Duncan et Manu Ginobili, le trio est tout simplement le plus victorieux de l’histoire (rien que ça) !

TP est l’homme qui a mis la France sur la carte NBA et même l’Europe avec les Pau Gasol ou autre Dirk Nowitzki. Tony Parker est tout simplement le premier joueur issu du vieux continent à être élu MVP des Finals, c’était en 2007 face à un petit jeune qui s’appelle Lebron James. Il a même démocratisé un move avec son floater (ou « tear drop »), une finition qui exploitait sa rapidité et son agilité pour contourner les défenseurs, en particulier les pivots adverses, tout en évitant de se faire contrer. Shaq ? Dwight Howard ? Même pas peur, Tony passait en mode furtif.

Afin de clore le débat, il convient d’indiquer que le numéro 9 des Spurs (non, il n’a jamais joué à Charlotte c’est faux !) a été été sélectionné six fois au All-Star Game (2006, 2007, 2009, 2012, 2013, 2014), trois fois dans les équipes All-NBA (Second Team en 2012 puis 2013 et Third Team en 2009). Enfin, TP c’est 18 saisons en NBA et 226 matchs de playoffs (5e plus grand total de l’histoire à ce jour). Ça classe un bonhomme ! Sans oublier ses 55 points (record pour un joueur français) face au Minnesota Timberwolves le 5 Novembre 2008.

Petit cadeau pour terminer, l’une des actions les plus mythiques de Tony Parker avec son layup décisif dans le Game 1 des Finales NBA 2013 contre le Miami Heat le tout avec les fabuleux commentaires de Mike Breen.

Aujourd’hui, TP, c’est un peu notre Zidane du basket. Une légende qui, même après sa retraite, continue de nous faire rêver. Et si t’as encore des doutes, rappelle-toi de ce petit commentaire entendu un soir de juin 2007 : « The Finals MVP is… Tony Parker! »

Stats en carrière en saison régulière (1 254 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
15,52,75,60,80,22,149,132,475,130,5

Stats en carrière en play-offs (226 matchs)

PTSREBASTSTLBLKTO%TIR%3PTS%LFMIN
17,92,95,10,90,22,246,231,673,134,3

NUMBER TWO : RUDY GOBERT

Rudy Gobert-Bourgarel est l’un des joueurs français les plus dominants de l’histoire de la NBA, c’est un fait ! Du haut de ses 2,16 m, The Stifle Tower (que l’on peut traduire par « la tour de l’étouffement ») est particulièrement reconnu pour son impact défensif. Le petit Rudy n’a pas juste posé ses valises en NBA en 2013, il a carrément pris un ticket pour bloquer l’accès au cercle. Si tu veux pénétrer dans la raquette quand Rudy est là, c’est simple : tu repenses à ta vie, tu fais demi-tour et tu prends un shoot à 3 points. Sinon, c’est le contre, et ça fait mal.

En 2017, The French Rejection (un autre de ses surnoms) est le meilleur contreur de toute la NBA avec 2,6 contres par match. C’est facile, il bloque tout ce qui bouge, dissuade tout le monde et verrouille la raquette permettant au Utah Jazz d’être l’une des meilleurs défense de la ligue nord américaine pendant plusieurs années. Pendant ces années prospères chez les Mormons, Monsieur Gobert amasse pas moins de 3 titres de meilleur défenseur de l’année (Defensive Player Of the Year) en 2018, 2019 et 2021 et en ajoutera un en 2024 avec les Minnesota Timberwolves faisant de Gobzilla le détenteur du nombre de DPOY avec Ben Wallace et le regretté Dikembe Mutombo. De plus, il est également sélectionné trois fois au All Star Game (2020, 2021 et 2022). Ajoutez à cela 1 sélection dans la All-NBA Second Team (2017), 3 All-NBA Third Team (2019, 2020, 2021) et 7 All-Defensive First Team (2017-2022 et 2024) ainsi que quelques records d’adresse ou au rebond et vous obtenez le meilleur palmarès individuel français de NBA.

On parle beaucoup de défense, mais Rudy c’est aussi un fan des dunks bien puissants. Quand il attrape un alley oop, tu sais que ça va finir avec le ballon qui descend tout droit dans le panier. Mais c’est aussi le roi des screens assists (écran amenant à un panier) et des rebonds offensifs.

Rudy Gobert, c’est ce type que tu sous-estimes au début, mais qui finit par te bloquer ton tir ou te claquer un énorme dunk pour te rappeler qu’il est là. Un Français qui a imposé sa loi dans la raquette NBA, et qu’on continuera à respecter longtemps après sa carrière.

Stats en carrière en saison régulière (757 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
12,611,71,30,72,165,50,063,930,4

Stats en carrière en play-offs (69 matchs) :

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13,2111,20,71,56506233,5

NUMBER THREE : BORIS DIAW

Ah, Boris Diaw, ou « Bobo » pour les intimes. Un mec capable de te faire une dégustation de vins de Bordeaux, puis aller te claquer un triple-double dans la même journée. Boris, c’est le joueur que tout le monde voulait dans son équipe. Pourquoi ? Parce qu’il pouvait tout faire. Vraiment tout. Il aurait même pu coacher l’équipe pendant le match si on lui avait demandé.

Drafté en 2003 par les Atlanta Hawks, Boris débarque en NBA avec une réputation d’homme à tout faire. Le problème, c’est qu’à Atlanta, on ne savait pas trop quoi faire de lui. Pas assez costaud pour jouer pivot, trop grand pour être un pur meneur… C’était un peu le casse-tête. Mais quand il atterrit chez les Phoenix Suns en 2005, c’est là que le vrai Diaw se dévoile. Sous les ordres de Mike D’Antoni, dans un système basé sur la vitesse et le jeu rapide, Boris explose. En 2006, il est élu Most Improved Player (MIP), aka le joueur qui a le plus progressé. Il affiche des stats de 13,3 points, 6,9 rebonds et 6,2 passes par match. Oui, tu lis bien : le gars jouait ailier fort, et il distribuait autant de passes qu’un meneur de jeu. Tu ne savais jamais s’il allait scorer, passer ou te piquer ton goûter.

Après quelques saisons à Charlotte, il est coupé en mars 2012 et rejoint les San Antonio Spurs d’un certain Tony Parker… Gregg Popovich voit en lui un joueur polyvalent qui peut s’intégrer dans le système des Spurs comme une pièce de puzzle qu’on cherchait depuis des années. Boris s’éclate dans un jeu basé sur la circulation du ballon. Et en 2014, il est l’un des artisans majeurs du titre NBA des Éperons. Son rôle en Finales contre le Miami Heat de LeBron est légendaire, et il devient même titulaire sur la série, contribuant avec des stats et des actions ultra-cruciales.

Boris, c’est l’essence même du basketball collectif avec un QI basket au-dessus de la moyenne. Quand il est sur le terrain, il fait briller ses coéquipiers. C’est un peu le gars qui sait que le meilleur tir, c’est celui de son pote à côté. Il n’a jamais cherché à faire des stats, et c’est ce qui faisait de lui un joueur si spécial. Et puis, honnêtement, quel joueur de 2m03 avec une carrure de pilier de rugby pouvait aussi bien dribbler, passer, et shooter à trois points ? Si tu cherches un pionnier du rôle de « point forward » (l’ailier qui joue comme un meneur), Boris est ton homme. Il était l’un des premiers joueurs capables de prendre le rebond défensif, de traverser le terrain en dribble et de distribuer une passe décisive comme un meneur pur.

Stats en carrière en saison régulière (991 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
8,94,53,50,60,51,849,634,271,627,7

Stats en carrière en play-offs (108 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO%TIRS%3PTS%LFMIN
9,64,63,30,60,41,550,432,672,727,2

NUMBER FOUR : NICOLAS BATUM

Que le choix fut difficile au moment de départager Nicolas Batum et Joakim Noah pour ce 4ème spot. Mais la longévité de Batum à joué en sa faveur. Car oui, à l’heure d’écrire ces lignes, Nic’ Batum entre dans sa 18ème saison NBA. Ce n’est pas le genre de gars qui fait beaucoup de bruit, ou qui cherche la lumière mais qui fait tout pour que son équipe gagne. Polyvalence ? Check. Défense ? Check. Clutch ? Carrément. Bref, Batum, c’est un couteau suisse made in France, et en plus, il est toujours super classe.

Drafté en 2008 par les Houston Rockets (puis envoyé aux Portland Trail Blazers), Nicolas débarque en NBA avec déjà un petit surnom qui lui colle à la peau : « Batman ». Pas parce qu’il se balade en cape noire dans Gotham, mais parce qu’il est partout sur le terrain, un peu comme le chevalier noir. Avec ses longs bras et sa taille de 2m03, Nic a très vite montré qu’il pouvait défendre, shooter, passer, et même faire la vaisselle s’il le fallait.

Rapidement, il devient un élément clé des Blazers de Portland. Sa capacité à jouer sur plusieurs positions (ailier, arrière, parfois même ailier fort) en fait un joueur de rêve pour les coachs. À Portland, Nic a eu des années solides, avec des moyennes autour de 13-14 points, 6 rebonds, 5 passes, et un impact défensif à chaque match. Mais c’est en 2012-2013 qu’il a vraiment explosé avec des matchs où il flirtait régulièrement avec des triple-doubles ou des five by five. Les Blazers étaient une équipe jeune et prometteuse, et Batum en était l’un des piliers.

En 2015, il est transférer aux Charlotte Hornets, où il signe un gros contrat l’année suivante (et oui, quand tu fais tout sur le terrain, ça se paie). À Charlotte, Nic devient même l’un des leaders offensifs avec Kemba Walker. Il sort d’ailleurs sa meilleure saison statistique en 2016-2017, avec 15 points, 6,2 rebonds et 5,9 passes par match. Cependant, ce gros contrat lui sera souvent reproché les années suivantes et il joue de moins en moins jusqu’à être libéré en 2020 avant la fin de son contrat. Il rebondit immédiatement chez les Los Angeles Clippers où il retrouve son rôle préféré, celui de couteau-suisse ou « glue guy » comme aime le dire les américains.

Le truc avec Nic Batum, c’est que c’est un gars classe. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours prêt à faire le boulot sans broncher. Un vrai professionnel, respecté par tous, qui a su se faire une place parmi les meilleurs joueurs polyvalents de la ligue. Si tu cherches un gars fiable, qui rend ses coéquipiers meilleurs et qui peut sauver ton équipe en enfilant sa cape, c’est Batman qu’il te faut.

Stats en carrière en saison régulière (1 053 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
10,453,30,90,61,843,736,683,229,7

Stats en carrière en play-offs (69 matchs) :

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8,94,82,30,80,41,543,935,779,128,7

NUMBER FIVE : JOAKIM NOAH

En 2007, Joakim est drafté en 9e position par les Chicago Bulls. L’équipe de Michael Jordan, des six titres, et surtout, une franchise qui cherchait à retrouver sa gloire passée. Noah arrive avec son énergie démentielle et son style tout en intensité. Dès ses premières saisons, on comprend vite : il ne sera jamais la star offensive, mais il sera le cœur et l’âme de cette équipe. En fait, il a fait de la défense un art. Il te gobait des rebonds comme s’il n’y avait pas de lendemain, courait après les attaquants comme un chien enragé, et faisait des contres sortis de nulle part. Il était tout simplement un pivot ultra-complet sur le plan défensif, toujours prêt à se sacrifier pour un stop. Avec son moteur infatigable, Noah était un joueur qui te donnait envie de courir plus, de défendre plus fort, bref, de tout donner.

Suite à l’arrivée de Derrick Rose via la draft 2008, les Bulls deviennent une des meilleurs équipes NBA. D. Rose à la mène, Jooks comme pilier défensif. Cette équipe avait faim, et Joakim était le carburant de la machine. Les blessures auront raison de ces Bulls et notamment de Rose, mais Noah prend les choses en main. Il devient littéralement le meneur des Bulls, bien qu’il soit un pivot. Oui, oui, un pivot qui organise l’attaque et distribue des caviars. Alors, on ne va pas se mentir, niveau shoot, Jooks c’est un peu comme si tu regardais un peintre en pleine crise existentielle : tu ne sais jamais trop comment ça va finir. Son tir était… comment dire… atypique. Mais bon, l’important, c’est que parfois ça rentrait ! Et puis, même avec un shoot pas franchement académique, il trouvait toujours le moyen de participer offensivement. En 2013-2014, il finit avec des stats de 12,6 points, 11,3 rebonds, 5,4 passes, 1,5 contre ce qui sera sa meilleure saison statistique.

Ah, et n’oublions pas qu’il est élu Meilleur Défenseur de l’année en 2014. Défendre, c’est son truc, et il le fait mieux que quiconque. Il a aussi été nommé dans l’équipe All-NBA et deux fois All-Star, preuve que son impact allait bien au-delà des simples statistiques.

Malheureusement, après 2014, les blessures commencent à ralentir notre Joakim. Ses genoux, son dos, un peu tout le corps, en fait, commence à montrer des signes de fatigue. Il part aux New York Knicks en 2016 avec un gros contrat, mais il n’arrive jamais à retrouver son niveau de Chicago. En mode Viking blessé, il continue quand même à se battre, mais son corps ne suit plus. Il passe par les Grizzlies et les Clippers en fin de carrière, avant de prendre sa retraite en 2021.

Joakim, c’est aussi un joueur avec une intensité émotionnelle énorme. Il a pleuré, crié, encouragé, tout donné pour ses coéquipiers et ses fans. Il jouait avec une telle passion que même les fans adverses finissaient par respecter le gars. Tu ne peux pas ne pas aimer un joueur qui donne tout, tout le temps.

Stats en carrière en saison régulière (672 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
8,892,80,81,31,849,207027,7

Stats en carrière en play-offs (62 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO%TIRS%3PTS%LFMIN
10,610,62,70,91,71,546,5071,633,9

NUMBER SIX : EVAN FOURNIER

Evan Fournier, celui qu’on appelle « Don’t Google my Name » pour des raisons qu’on te laisse découvrir (ou pas), est surtout l’un des meilleurs scoreurs français de l’histoire en NBA ! More Champagne débarque en NBA en 2012 après avoir été drafté par les Denver Nuggets en fin de premier tour. Pas forcément facile d’arriver dans une équipe qui compte déjà des gros talents, mais Evan apprend vite les ficelles du métier. Il n’a pas un rôle majeur dès le départ, mais le Français se forge un mental solide en jouant dans une équipe compétitive où chaque minute compte. Ses deux premières saisons, il les passe surtout à bosser son shoot et à observer pour mieux percer plus tard.

En 2014, Fournier rejoint le Magic d’Orlando et là, c’est le déclic. Exit les minutes au compte-goutte, bonjour la lumière des projecteurs ! À Orlando, Fournier se voit confier un vrai rôle offensif, et il en profite pour montrer de quoi il est capable. Rapidement, il devient l’un des meilleurs scoreurs de l’équipe. Son shoot est d’une propreté déconcertante : à mi-distance, à trois points, en pénétration… Evan a du mouvement dans son répertoire, et il sait s’en servir pour laisser les défenseurs sur place. Il réalise des saisons de bonnes factures avec Orlando, tutoyant les 18 points de moyennes mais avec peu de réussite collective (2 participations aux play-offs en 7 saisons).

Après une petite intermède à Boston en fin de saison 2020-2021, il signe l’été suivant avec les New York Knicks, direction le Madison Square Garden, la Mecque du basket pour réaliser son rêve de jouer à Big Apple. Il marque immédiatement les esprits avec une perf de haut vol contre Boston où il score 32 points pour l’ouverture de la saison. Une explosion offensive qui laisse présager que ce mec est fait pour les grandes scènes. Plus tard dans la saison, il colle 41 points contre ces même Celtics ce qui est son record en carrière. Il bat le record également de tirs à 3 points sur une saison de John Starks (239 bombes du parking pour un Bockers). Cependant les Knicks ne participent pas aux play-offs et Fournier est rangé dans un rôle de shooteur ou il apparait trop irrégulier et pas assez bon défenseur à l’époque des 3&D. Au bout de 13 matchs la saison suivante, Tom Thibodeau écarte Vavane de la rotation et le français ne doit se contenter que de quelques miettes pendant 1 an et demi. Il est ensuite échanger en février 2024 au Detroit Pistons ou il jouera dans une équipe de bas de tableau. C’est la fin de la carrière NBA de Mister Fournier qui retourne en Europe à l’Olympiakos.

Avec sa mentalité de compétiteur qui le caractérise, il incarne cette nouvelle génération de Français en NBA qui ne vient pas pour faire de la figuration. Il aurait pu être plus haut dans ce classement, le talent du bonhomme étant indéniable, mais il lui aura manqué quelques performances collectives surtout en post season.

Stats en carrière en saison régulière (704 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
13,62,72,50,90,21,844,137,479,927,7

Stats en carrière en play-offs (19 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO%TIRS%3PTS%LFMIN
11,62,81,81,10,21,537,430,877,829,8

NUMBER SEVEN : MIKE PIETRUS

Avant que la NBA ne devienne une ligue remplie de « 3&D », Mickaël Piétrus en était déjà un prototype vivant… et bondissant. Né en 1982 à Les Abymes, en Guadeloupe, « Air France » (surnom hérité de son style de jeu aérien) a fait ses classes en France à Pau-Orthez avant de traverser l’Atlantique et d’être drafté en 11ᵉ position en 2003 par les Golden State Warriors.

Défenseur teigneux, shooteur solide et détenteur d’un passeport pour la stratosphère grâce à ses dunks, « Air France » n’a jamais eu le statut de superstar, mais il a toujours su être l’homme des missions spéciales. Après des années correctes aux Warriors où il participe à la fameuse épopée de 2008 : We Believe qui voit Golden State réaliser l’un des plus gros upset de l’histoire en remportant leur série du 1er tour des play-offs face au Dallas Mavericks de Dirk Nowitzki (MVP cette année là) et premier de leur conférence.

Il signe en tant qu’agent libre à l’intersaison suivante avec le Magic d’Orlando, où il joue un rôle clé lors des play-offs 2009 avec une belle adresse à 3 points et une défense remarquée face à Ray Allen, Lebron James ou encore Kobe Bryant lors des Finales NBA contre les Lakers. Son énergie et sa capacité à défendre sur plusieurs postes en ont fait un élément essentiel de l’équipe floridienne malgré la défaite face aux Angelinos lancés vers un doublé.

Ensuite, Mike sera transféré en 2010 avec Vince Carter et Marcin Gortat au Suns de Phoenix mais n’aura jamais vraiment réussi à s’imposer du notamment à quelques pépins physiques. En 2011 il rejoint les Boston Celtics avec qui il atteindra les finales de conférence. Enfin en 2012-2013, il fera une pige aux Raptors de Toronto dans un équipe en grande difficulté et l’histoire de Mickaël Piétrus avec la NBA s’arrête là.

S’il n’a jamais eu le statut de superstar, Piétrus a toujours su être un coéquipier précieux, répondant présent dans les grands moments. Son passage en NBA témoigne d’une belle longévité et d’un engagement total.

Stats en carrière en saison régulière (557 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
8,32,73,10,70,41,042,535,566,521,5

Stats en carrière en play-offs (69 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO%TIRS%3PTS%LFMIN
7,32,40,50,70,50,642,635,368,721,7

NUMBER EIGHT : VICTOR WEMBANYAMA

Victor Wembanyama, c’est le genre de joueur qu’un on aurait créé dans un jeu vidéo en mettant toutes les stats à 99. Avec ses 2m24, son envergure qui semble infinie et sa capacité à dribbler, il n’y a pas vraiment de précédent dans l’histoire du basket.

Après avoir éclaboussé la Pro A de son talent, il débarque en NBA en tant que premier choix de la Draft 2023 sous les ordres de Gregg Popovich aux Spurs. Autant dire que les attentes sont immenses : certains le voient déjà MVP, d’autres pensent qu’il va prendre 10 kilos de muscles et devenir un monstre encore plus ingérable. Pour l’instant, il fait déjà des choses totalement absurdes : des contres sortis de nulle part, des tirs à trois points en step-back, et même des coast-to-coast comme s’il mesurait 1m90.

Après sa première saison, on salive encore plus de voir ce que va donner l’Alien dans les prochaines années. ROY (Rookie Of The Year, meilleur débutant NBA) de la saison 2023-2024, il impressionne avec quelques performance de premier ordre. Cependant, les Spurs sont en difficultés sur le plan collectif avec un roster encore très jeune et finissent la saison avant dernier de leur conférence avec 22 victoires pour 60 défaites. Un première année d’apprentissage pour mieux décoller ?

Évidemment, c’est encore le début de l’histoire, mais une chose est sûre : Wemby n’est pas un joueur comme les autres. Si les blessures le laissent tranquille et que San Antonio lui trouve quelques coéquipiers solides, il pourrait bien se rapprocher très très rapidement de la tête de ce classement !

Le mec mesure 2m24 (et encore on est pas sur), dribble comme un meneur et shoote du logo… Sérieusement, c’est légal ça ? Pas sur, en atteste ses déjà 10 minutes de highlights en à peine plus d’un an sur les parquets NBA.

Stats saison Rookie (71 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
21,410,63,91,23,63,746,532,579,629,7

NUMBER NINE : IAN MAHINMI

Pas toujours sous le feu des projecteurs, mais toujours prêt à répondre présent, Ian Mahinmi, c’est l’exemple parfait du joueur de devoir. Pivot solide, excellent défenseur et coéquipier apprécié, il n’a jamais fait de vagues mais a su construire une carrière NBA plus qu’honorable.

Drafté en 28ᵉ position par les Spurs en 2005, il met du temps à se faire une place mais finit par trouver son rôle à Dallas. Et pas n’importe quel rôle : en 2011, il est dans l’effectif des Mavericks qui décroche le Graal en battant le Miami Heat de LeBron James en Finales NBA. Une bague au doigt et une belle reconnaissance pour un joueur qui n’a jamais rechigné à la tâche.

Il poursuit ensuite sa carrière aux Pacers de l’Indiana où il réalise en 2015-2016 sa meilleur saison individuelle avec 25 minutes par match accompagné de 9 points et 7 rebonds de moyenne. Ensuite, Ian s’envole pour la capitale américaine et passera ses 4 dernières années en NBA aux Washington Wizards, où il signe un très beau contrat bien mérité.

Toujours dans l’ombre mais jamais inutile, Mahinmi a prouvé qu’avec du travail et de la persévérance, même un rôle secondaire peut mener au sommet.

Stats en carrière en saison régulière (618 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
5,24,40,60,60,71,053,316,061,216,8

Stats en carrière en play-offs (67 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO%TIRS%3PTS%LFMIN
3,22,60,30,30,70,652,761,411,9

NUMBER TEN : RONNY TURIAF

Ronny Turiaf est un pivot au profil atypique. Avec ses 2m03, une taille plus proche d’un LeBron James que d’un pivot traditionnel, il réussira pourtant à bâtir une carrière NBA solide, longue de dix saisons, couronnée par un titre de champion avec le Miami Heat en 2012.

Ce qui définit avant tout Ronny, c’est son engagement et sa générosité. En juillet 2005, quelques jours après sa Draft par les Los Angeles Lakers en 37ème position, on lui découvre une malformation de l’aorte qui nécessite une opération à cœur ouvert. Beaucoup annoncent une saison blanche, voire la fin prématurée de ses rêves. Mais contre toute attente, Turiaf revient dès janvier 2006 dans l’effectif angelino et s’impose rapidement dans la rotation comme l’incarnation de la grinta californienne. Il participera notamment aux Finales 2008, perdues contre les Boston Celtics.

Après ses années en or et pourpre, Turiaf signe en tant que free agent chez les Golden State Warriors, où il devient la doublure du Letton Andris Biedriņš (que vous aviez sûrement oublié, avouez-le). Échangé à l’été 2010 après deux saisons, le pivot martiniquais rebondit aux New York Knicks, où il retrouve enfin les play-offs, qu’il n’avait plus goûtés depuis la finale face aux Celtics.

L’aventure new-yorkaise ne dure qu’un an : Ronny prend ensuite la direction de Washington, chez les fantasques Wizards, avant d’être de nouveau échangé à Denver, où il ne jouera pas. En mars 2012, libéré par les Nuggets, il rejoint le Miami Heat des “Tres Amigos” LeBron James, Dwyane Wade et Chris Bosh, tout juste sortis d’une défaite en finale face à Dallas. Cette fois, le destin lui sourit : il décroche sa bague de champion face au Thunder d’Oklahoma City.

Turiaf n’a jamais été le Français le plus talentueux à fouler les parquets NBA, mais il restera l’un des plus exemplaires. Un joueur de devoir, animé par l’envie et l’abnégation, un coéquipier apprécié de tous, qui terminera son parcours par des passages aux Clippers et aux Timberwolves.

Stats en carrière en saison régulière (473 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
4,673,711,310,381,250,853,3063,817

Stats en carrière en play-offs (47 matchs) :

PTSREBASTSTLBLKTO% TIRS%3PTS%LFMIN
2,722,040,230,150,790,549,5058,610,9

Mentions : Tariq Abdul-Wahad, Rodrigue Beaubois, Johan Petro, Alexis Ajinça, Antoine Rigaudeau

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